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L'environnement Parc de Turin en Italie
Entre écologie, urbanisme et nouvelles technologies

Situé au coeur de l'agglomération de Turin, «L'environment Park» constitue une expérience innovante de réhabilitation urbaine combinant nouvelles technologies, faible impact environnemental, recherche et développement, échanges d'expériences et expérimentations. Fondé en 1996 à l'initiative de la Région Piémont, de la Commune de Turin et de l'Europe (financement FEDER), « L’Environment Park », aujourd'hui géré par une société privée est l'un des premiers parc scientifique et technologique de l'Union européenne entièrement consacré aux technologies environnementales.


La valorisation d'un ancien site industriel

Suite à la crise industrielle, toute une zone occupée par des industries lourdes (aciérie, métallurgie, automobile) fut progressivement abandonnée jusqu'à la fin des années 80. Pour réhabiliter le site plusieurs agences d'urbanisme et architectes ont été mobilisés. En effet, il s'agissait pour la municipalité de créer un nouveau pôle technologique tout en permettant aux Turinois de se réapproprier les lieux. Situé à proximité du centre ville, et donc facilement accessible par les axes routiers, le site compte aujourd'hui, un grand espace vert, des zones de services et des quartiers résidentiels à proximité.


Promouvoir et développer les technologies environnementales

Cet aménagement vise à accueillir des entreprises novatrices dans les domaines de la protection de l'environnement et du développement durable. Bien que la construction des structures de ce parc technologique soit encore en phase d'achèvement, une trentaine d'entreprises, dont une quinzaine de création récente, sont installées sur le nouveau site.
Toutes ces entreprises sont présentes dans le secteur des services technologiques environnementaux (études d'impact, assainissement des sols, analyse des niveaux de pollution, etc.). À plein régime, ce centre de 30.000 m2 pourra accueillir une soixantaine d'entreprises, des laboratoires de recherche universitaire et une section du Conseil national de la recherche.


Intégration paysagère, choix énergétiques et architecture durable.

L'ensemble des édifices et des équipements ont été conçus selon de nouveaux concepts d'architecture, notamment dans les domaines de la gestion de l'eau et de la gestion énergétique. Le facteur clé de ce projet est l'intégration de différentes technologies.

Offrant un nouveau paysage urbain, l'utilisation de toitures végétalisées (30 cm de terre recouverte d'une couche d'herbe) permet une meilleure isolation des bâtiments en été et en hiver, une fixation des polluants contenus dans l'air et dans les eaux de pluie et une bonne isolation acoustique.

La « voile » photovoltaïque avec une puissance de 16,32 kwp, fonctionne depuis avril 2003. Une analyse fine du site a permis de positionner les structures photovoltaïques de façon à ce que les bâtiments existants et futurs ne produisent pas d'ombre aux différents moments de l'année et de la journée.

Certaines solutions, plus discrètes, symbolisent tout autant l'innovation et l'engagement présent sur le site. Une attention toute particulière a été apportée aux choix des matériaux utilisés avec pour objectif un impact environnemental aussi bas que possible. Le bois a largement été utilisé pour les parties structurelles, l'isolation ou les sols. Le bois local comme le peuplier ou le mélèze provenant du piémont a été privilégié. De nouveaux matériaux, facilement démontables et réutilisables, ont été favorisés : briques de bois encastrables (montage sans colle) ou briques de bois creuses remplies de fibre de cellulose. Les déchets provenant du chantier ont été triés puis recyclés.
90% du potentiel thermique utilisé par le parc est produit par des chaudières à bois non traitées. Ces chaudières utilisent également des déchets des scieries et de taille d'arbres de la ville.
Un système innovant, appelé « blue building », basé sur une façade interactive utilise une double vitre intérieure et une vitre extérieure pour permettre une illumination maximale des espaces intérieurs par la lumière naturelle et une bonne isolation acoustique. Ce système permet également d'utiliser moins d'énergie pour rafraîchir ou réchauffer le bâtiment.
Un système de récupération des eaux de pluie et de lagunage pour les eaux grises permet de recycler cette eau pour l'irrigation des espaces verts et les sanitaires. A terme, les responsables du parc souhaitent utiliser pour le fonctionnement du site uniquement des sources d'énergies renouvelables. Une cascade de 5,50 m de haut devrait permettre d'installer une turbine capable de produire 380.000 kwh par an. La construction de cette micro-centrale hydraulique devrait permettre d'atteindre l'indépendance énergétique du parc technologique.


Favoriser les échanges d'expériences

Au sein du parc, PME, centres de recherche et startup peuvent se regrouper, apporter leur spécificités et développer des projets conjointement.
Cette dynamique d'échange d'expériences s'étend au delà des limites du site, puisque « Environment Park » fait parti du réseau des parcs technologiques « Tecnorete » du Piémont Italien et qu'il participe aux échanges transfrontaliers avec différents pôles technologiques français (Hautes alpes développement, Savoie Hexapole, Savoie Technolac).

Ces échanges de bonnes pratiques entre zones d'activités urbaines devraient apporter aux autorités et aux institutions locales, de nouvelles solutions environnementales en matière de gestion du foncier et d'aménagement durable. En outre, cela ouvre de nouvelles voies quant à la revalorisation des espaces urbains délaissés, lorsque comme à Turin, il est question d'inventer un nouvel avenir aux friches industrielles pour en faire une partie intégrante de la ville.

Contacts et informations :
www.envipark.com

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