


Du 17 août au 25 août 2008
Thème : Découverte
Ukraine, Russie, Sibérie :
Traversée ferroviaire première partie,
de Moscou à Irkoustk
Entraînement :
Gare de Bucarest, il est 5h30. Nous nous apprêtons à un premier entraînement important : 29h jusque Kiev, capitale de l'Ukraine puis 17h jusque Moscou.
C'est à bord d'un train russe que nous quittons la Roumanie. Samovar, hôtesses dans chaque wagon, écriture cyrillique, on ne s'y trompe pas !
Saviez-vous que le WWF (petit panda) s'occupait d'architecture écologique? Nous non! Notre compagnon de wagon, directeur du secteur Carpathes-Danube nous en informent. Il vient tout juste de participer à une rencontre sur Bucarest concernant le développement futur de l'habitat écologique, heureuse rencontre!
Le train sera immobilisé puis soulevé à la frontière Ukrainienne pour changer le jeu de roue, dans tous les pays de l'ex-URSS la largeur des rails est plus grande qu'en Europe.
Contrôle des passeports en plein milieu de la nuit, ça y est nous sommes en Russie.
Moscou :
Nous apprenons à la dernière minute qu'une famille est prête à nous accueillir quelques jours (www.hospitalityclub.org). Alina, Elina et Valentina toutes adorables et accueillantes nous facilitent la vie et nous font découvrir leur ville et un peu de leur culture. Nous partageons en leur compagnie ambiances raffinées et quartiers populaires. 3 jours à travers une ville de plus de 10 millions d'habitants, difficile de s'orienter : carte en caractère latin, nom de rue en cyrillique.
Le transsibérien, de Moscou à Irkoustk (1ère partie)
Le Transsibérien est un des plus grand chemin de fer du monde, 9289kms de Moscou à Vladivostok. Cette fabuleuse entreprise débuta en 1891 pour être mis en service dés 1896 sur la partie ouest.
Plusieurs raisons motivent l'état soviétique à se lancer dans un tel chantier :
Offrir des terres aux paysans de Russie qui meurt de faim,
Favoriser le développement industriel et économique de la Sibérie tout en permettant de faciliter l'exploitation des immenses ressources de ce territoire: bois, minerais, gaz, pétrole....
Montrer aux autres pays que la Russie est techniquement en capacité de réaliser une telle entreprise
Loin d'être des plus simple, traversant des territoires immenses, peu peuplés, fait de zones humides et de forêts (la Taiga), et d'un climat continental extrême, le transsibérien sera une réelle réussite sur tous les plans.
Aujourd'hui, il est très prisé, tant par les touristes que par les Russes, Biélorusses et Ukrainiens qui rejoignent leur famille le temps des vacances ou vont travailler.
Il est 21h, un peu ému, c'est à notre tour de monter dans ce train mythique.
Rapidement nous faisons la connaissance de nos compagnons de route : un jeune vietnamien qui rejoins de la famille et un russe qui se rend dans le grand nord (au delà du cercle polaire) pour travailler. Si nos échanges sont limités, ils s'avèrent beaucoup plus chaleureux et surtout moins monotones que les paysages. La Taïga nous lasse vite, forêt de pins, forêts de bouleau, zone humide, forêt de bouleau, platitude....et parfois la présence d'un village.
Pourtant, à chaque arrêt du train, c'est un vrai plaisir de découvrir les chariots des marchandes qui dévoilent de nouvelles spécialités locales : poissons séchés, petit beignets et mets indéfinissables!
Les 76 heures passent vite, et nous voici au petit matin du 4 ème jour à Irkoustk.
Il fais 5°c, nous n'avons pas dormi de la nuit du fait des 5 heures de décalage horaire qui nous séparent de Moscou. Nous sommes en Asie, les visages ont changé, les yeux se sont étirés, les pommettes sont plus prononcées.
Les yeux encore un peu endormis, nous quittons la gare à la rencontre de ce nouveau coin du monde...!
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