


Du 17 au 29 Mai 2008
Derniers jours en Italie... en route pour la Slovénie
Imprevus
Il pleut des cordes ! Nous décidons de remettre notre départ pour plus tard. On s'arrange avec Patrick et Stephano pour rester. Notre mission, s'occuper des animaux pendant quelques jours en leur absence. Facile !
La tâche se complique lorsque le lendemain, la pluie n'ayant céssée de tomber, la rivière commence à déborder et à se rapprocher dangereusement de la maison. Notre petit chez nous, le river rifugio (voire la vidéo du précédent carnet de route), porte bien son nom. Notre mission consiste maintenant à ce que la maison, les poussins, la tondeuse, les vélos et tout ce qui n'est pas étanche ne prennent pas l'eau.

Nous quittons finalement Patrick, le vendredi 23 Mai, heureux d'avoir passé ce temps à l'Azienda la Boa. Nous aurons beaucoup appris et recueillis de nombreuses informations sur la construction en paille et en terre (cf les reportages). Nous aurons aussi eu du temps pour rédiger et nous plonger dans nos articles.
Nous repartons, l'esprit serein, heureux de reprendre la route et de pédaler à nouveau...
Un détour par les lagunes...
Nous nous dirigeons vers Aquileia, qui nous a-t-on dit recèle des trésors romains, des fouilles sont toujours en cours. La basilique, renferme une mosaîque majestueuse dont les couleurs et la taille sont impressionnantes. Photos : DSC_0068
Aprés une brève découverte, nous filons à Grado pour découvrir ses lagunes. Pourquoi des hommes sont-ils venus s'installer sur ces ilots de terres souvent immergées, alors que le paludisme et la rage les accablaient ? Jusque dans les années 50, la population éparpillée sur de nombreuses îles vivait de la pêche, dans des maisons faites de roseaux :“les Casonis”, habitat traditionnel de la lagune de Grado.
Nous rencontrons Ennio Lugnan à la bibliothèque alors qu'on cherchait des informations sur ces habitations. “Cet homme va pouvoir vous renseigner”. En effet, il a monté une association de préservation des “casonis” et met en place des circuits de découverte de ce patrimoine et de ces savoir-faire (cf www.graisanidepalu.org seulement en italien, mais bien illustr ). Certaines de ces maisons traditionnelles sont encore sur pieds mais elles ne sont accessibles que par bateau. Nos vidéos ne faisant pas l'affaire, nous continuons notre route, plus loin vers la reserve naturelle de Grado, une zone humide facilement accessibl
Nous remonterons ensuite vers le nord, pour passer la frontière Slovène. L'occasion de parcourir la plaine italienne le long de ses nombreuses pistes cyclable. Le paysage est “monotone”, fais de grandes cultures céréalière, de prés de fauche et de vignes. Nous trouvons cependant quelques occasions de colorer un peu notre journée...
Découvertes slovènes... un petit goût de “je reviendrai”.
La plaine se transforme petit à petit, le relief prend du volume et commence à dessiner des vallées. Nous redécouvrons avec joie les torrents et leur fraîcheur, juste avant de passer la frontière. Nous voici en Slovénie, dans les alpes juliennes, qui constituent l'extrême sud-est des Alpes.
Les vallées sont boisées, vertes et s'ouvrent parfois sur des prairies de fauches de petite taille. Les champs sont “vivants”, les slovènes s'y activent. Nous croisons de petits troupeaux de vaches, de moutons ou de chèvres. On se met à penser qu'une agriculture diversifiée et qui prends son temps à survécu sur le haut plateau que nous traversons. Mais nous apprendrons plus tard que ce n'est que le temps des foins...
Nous entrerons dans le Parc du Triglav, seul Parc national de Slovénie, en passant par son entrée sud : Les gorges de Tolmin. C'est le plus ancien Parc européen de ce genre. Nous longerons ensuite la rivière Soca, d'un bleu turquoise à tomber (promis on n'a pas modifié la couleur sur la photo)
N'ayant que peu de temps à consacrer à ce beau pays, nous traçons plein sud à travers l'arrière pays pour rejoindre la Croatie. Nous découvrirons, les routes secondaires en macadam (des pistes en terre), les forêts rafraichissantes, et le sympathique accueil slovène.
A chaque rencontre, nous tentons de comprendre tant bien que mal, où se trouve l'habitat tradtionnel (notre slovène se résume à “bonjour : Pozdravjen” et “merci : hvala” ; heureusement que notre anglais et notre langage des signes est plus développé). Il s'avère que ce territoire, qui longe la rivière soca fut le théatre des ravages de la première guerre mondiale et des bombardements de la seconde. L'habitat traditionnel, fait de pierre et de bois n'est plus visible. On a reconstruit et on construit toujours en béton, parpaings, et briques. Les brochures touristiques en font pourtant de belles plaquettes. Peut-être dans les régions plus montagneuses au nord ?
Seules quelques granges retiennent notre attention, leur structure ouverte permet lorsque le foin est entreposé pour sécher, de changer complétement de physionomie et de donner l'impression que le mur est fait de foin.
A l'inverse de ce que nous aurons vu, les campagnes sont plutôt desertes le reste de l'année et la population ne vit plus de l'agriculture. Cependant, il semblerait que les slovènes soient attachés à l'entretien des prairies, d'où l'activité particulière en ces temps de fauche. L'activité touristique se développe depuis peu. On trouve même dans de tout petit village des points d'informations et des aménagements touristiques.
Aprés de belles montées, de belles rencontres et quelques frayeurs nocturnes (nous sommes en territoire “ours”), nous restons sur notre faim car nous aurions aimer en apprendre plus sur ce beau et petit pays où la vie semble douce. On vous laisse découvrir en photos....

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